Alors que les Gaulois passaient leur temps à se quereller et à guerroyer , Rome venit, vidit , vicit et s’installa. Les cités gauloises, jusque là individualistes, comprirent que le salut était l’union ; elle désignèrent leur champion, l’Averne, Vercingétorix. Trop tard ! sur le terrain de sport d’Alésia, Cesar reporta le match. La Gaule était devenue gallo-romaine. C’est le début de l’âge historique des institutions de la France.
Les premiers rois de France conserveront la même police et les mêmes lois que les romains. L’histoire de la police ne s’arrête pas à l’origine du mot " police " ( ou de celui de Flic , plus récent ). c’est de l’histoire si ancienne qu’elle se confond avec l’histoire de la civilisation.
L’ étymologie du mot " police ", polis, établit la parenté naturelle de cette institution avec la " cité ". La police, c’est d’abord l’art de gouverner la cité. Or, par un fait exprès, n’en doutons point, c’est à ce même concept que nous ramène le mot " civilisation ", apparu pour la première fois en 1760 sous la plume de MIRABEAU.
L’adjectif " policé " signifie " qui s’est éloigné de la barbarie, qui a atteint un certain degré de civilisation. Nous vivons dans une société policée. Aujourd’hui, le terme " police " recouvre deux concepts étroitement liés : d’une part, l’ensemble des prescriptions imposés aux citoyens en vue de la sauvegarde de l’ordre public ; d’autre part, l’ensemble des services chargés de faire respecter ces prescriptions.
Dans une démocratie, les prescriptions ( Lois et règlements) sont votés ( Lois ) ou édictés par des élus ( règlements ). La démocratie est le seul cadre légitime de l’action des policiers dont les fonctions sont nécessaires au bon fonctionnement de notre société et à la sécurité de chacun.